" C’est un mouvement lent comme l’angoisse, une sensation de plonger dans une masse duveteuse et limpide à la fois. C’est une traversée autant qu’un spectacle. (...)
Les images s’enchaînent, les corps grimacent. Une étrange torpeur saisit, qui fait perdre et le sens de la durée et l’exigence de logique. On accepte aussi bien ces sorcières très drôles et grotesques, que cette figure féminine et solitaire, abandonnée sous la lumière dans une lenteur hiératique. La force de cette pièce est là, en ce qu’elle n’est pas complètement un spectacle, mais aussi une expérience de plongée dans l’ambiguïté des corps, attirante et repoussante à la fois, sans pour autant renoncer à être un spectacle. "
Philippe Verrièle.
Extrait d’un article paru dans www.webthea.com le 07/11/05